Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Dauphiné Libéré du 20 juin 2017

La réserve des aiguilles Rouges, en conseil d’administration, prépare son bilan

Le conseil d’administration de l’Arnar s’est tenu au chalet du col des Montets.

Cette dernière aura lieu le mercredi 12 juillet à l’office du tourisme de Vallorcine.

Fut évoquée, entre autres sujets, la préoccupation des membres liée à l’aménagement de la salle du bas du chalet qu’elle aurait aimé voir réaliser à l’automne 2016, mais à ce jour toujours non réalisé par la communauté de communes et non planifié, ainsi que l’accessibilité des nouvelles installations sanitaires qui ont coûté 40 000 € mais qui ne sont pas accessibles aux personnes handicapées, à cause d’un escalier d’une dizaine de marches.

Dernier point abordé, une réflexion concernant le potentiel scientifique de la réserve, ainsi que le développement de sa fréquentation et les différentes ouvertures de sentiers possibles.


Par Chantal PEROL

Dauphiné Libéré du 16 juillet 2017

L’association de la réserve naturelle des Aiguilles rouges cherche un président

La quarante-cinquième assemblée générale de l’Association de la réserve naturelle des Aiguilles rouges (Arnar) s’est déroulée mercredi à Vallorcine.

L’année 2016 a été consacrée à la mise en place de la convention tripartite avec la communauté de communes et la mairie de Chamonix, signée le 17 juin 2016. Deux comités de pilotage ont eu lieu et ont appris aux différents acteurs à travailler ensemble et à mieux appréhender les attentes de leurs partenaires.

Le nouvel animateur Alex Bruneau, qui vient d’obtenir le diplôme d’accompagnateur de moyenne montagne, a été engagé par l’association de mars à juin 2016 et de début novembre 2016 jusqu’au 12 mars 2017. Alex Bruneau était stagiaire au chalet du col des Montets il y a cinq ans, et est actuellement en attente d’un contrat avec la communauté de communes de la Vallée de Chamonix.


Pas de subvention reçue en 2016

Le bilan financier fait ressortir une très nette baisse des ressources qui passent de 76 946 euros en 2015 à 37 170 euros en 2016, l’association n’ayant reçu aucune subvention. Les chiffre d’affaires et marges sont, maintenant, à répartir entre la mairie et l’Arnar.

Les dépenses sont elles aussi en forte diminution, passant de 60 795 euros à 37 880 euros. Ceci étant lié, entre autres, à la diminution des frais de personnel, passant, eux, de 22 925 euros en 2015 contre 7 220 euros dans l’année 2016.


Un bureau permanent à Argentière

L’association dispose maintenant d’un bureau permanent à la Maison de village d’Argentière avec l’association Asters.

Le président, Dominique Gubler, a conclu l’assemblée générale en annonçant sa démission du bureau pour la fin de l’année. Celui-ci a précisé qu’un conseil d’administration aurait lieu avant le 15 août afin d’examiner les candidatures.


Par Chantal PEROL

Dauphiné Libéré du 18 juillet 2017

Dominique Gubler cède la présidence de l’Arnar

Dominique Gubler, président de l’Association des réserves de l’Aiguille rouge, depuis 9 ans, cédera la présidence lors d’une assemblée extraordinaire en août.

Né à Chamonix, cet ancien ingénieur agronome diplômé de l’Institut de commerce international a été initiateur de la mise à la disposition du corps médical, en France, de médicaments opiacés pour le traitement de la douleur.

Au sein de Francopia, société française chargée de la culture du pavot, il a été Directeur commercial puis directeur général de 1975 à 2000. Il est à l’origine de la résolution adoptée par l’ECOSOC en 2005 sur le traitement de la douleur au moyen d’analgésiques opioïdes. Depuis 2008, Dominique consacre une grande partie de son temps à l’Arnar, qui a aujourd’hui 45 ans d’existence.

Il insiste pour revenir sur l’initiative de sa création et rend un hommage discret à Yvonne Gubler, sa mère qu’il qualifie de femme d’exception pour ses extraordinaires qualités de chercheur et de pédagogue qui voulait comprendre et faire comprendre ! La réserve devint un exemple pour les autres parcs même si chacun devait garder sa spécificité.

Des espaces pour initier le public

À l’initiative de l’abbé Eyheralde et d’Yves Pungier de la mairie de Chamonix, qui créèrent un jardin botanique au col des Montets, afin d’initier le public à la connaissance de la flore, de la faune de la géologie et zoologie, Yvonne Gubler, géologue de formation, vint les rejoindre en 1972 et la première réserve naturelle de Haute- Savoie fut créée en 1974.

La venue de scientifiques intéressés à toutes les disciplines des sciences de la terre créa de ce fait un vrai comité scientifique.

Un chalet-laboratoire fut construit permettant le suivi de recherches et d’accueil du public.

Devant les difficultés de fonctionnement de l’association, Dominique Gubler devint Président de l’Arnar en 2008 pour faire perdurer l’esprit des “Amis de la Réserve des Aiguilles Rouges” afin d’amener le public à la connaissance et de lui faire prendre conscience de la fragilité de l’ecosystème pour mieux préserver le milieu Alpin et Sub-Alpin.

Aujourd’hui, Dominique Gubler, retraité de l’industrie, est confiant dans l’avenir et la pérennité de l’association rejointe par de nouveaux membres motivés et investis.


Par Chantal PEROL

Dauphiné Libéré du 24 juillet 2017

Une sortie pour tout savoir des paravalanches

Ce jeudi, l’Association de la réserve naturelle des aiguilles Rouges organise une sortie consacrée aux paravalanches de la vallée de Chamonix.

Leur observation permettra de comprendre comment ces différents ouvrages fonctionnent.

Du paravalanche de Taconnaz à celui de l’église de Vallorcine, autant de constructions à découvrir.


Dauphiné Libéré du 24 juillet 2017

Une conférence sur les événements glaciaires

Ce mardi à 18 heures (salle du Bicentenaire, gratuit), la Réserve naturelle des aiguilles Rouges et la CCVCMB proposent une conférence sur “Les événements glaciaires au fil des siècles”.

Qu’ils soient en progression ou en retrait, les glaciers ont toujours représenté une menace naturelle pour les habitants des vallées situées en aval.

Entre les XVIe et XIXe siècles, la crise climatique du Petit âge glaciaire a eu un impact considérable sur la société et sur l’évolution des risques glaciaires dans les hautes vallées alpines.

À travers quelques exemples historiques, la conférence propose une brève description des risques qu’ils avaient générés, tant lors des crues que des décrues glaciaires.


Dauphiné Libéré du 29 juillet 2017

À la découverte des paravalanches de la vallée de Chamonix

Une sortie conférence sur les paravalanches était proposée et organisée jeudi après-midi par l’association des aiguilles rouges (Arnar) et animée par Henri Rougier, professeur honoraire à Lyon III et président du conseil scientifique de l’Arnar.

Le point de rencontre pour le départ de la visite était situé à la gare des Bossons et c’est sur la montée de Coupeau que se fit le premier arrêt afin de voir le paravalanche de Taconnaz. Si la vue sur le paravalanche est adoucie par la végétation, il n’en est pas moins efficace. Il s’agit du plus grand paravalanche d’Europe. La sécurité des habitations, de l’infrastructure routière et la situation géographique à cet endroit nécessite une protection efficace. À titre indicatif, les derniers travaux effectués, terrassement et ouvrages d’art correspondent entre autres à 431 000m3 de remblais et 25 000 m³ d’enrochements maçonnés.

À l’entrée des Praz, près d’une vielle ferme devenue un atelier d’artistes, durement éprouvé cet hiver par un incendie, se dresse à proximité ce qui semble être un banal mur, en fait il s’agit des vestiges du plus ancien paravalanche connu de la vallée, construit au XVIIIe siècle. Il est le témoin de l’acharnement de l’homme à préserver sa vie et ses biens face à la force des éléments.

Le paravalanche suivant était celui du Planet, construit au XXe siècle préservant un hôtel et quelques habitations de l’avalanche du Chanté.

Pour terminer cette visite aux colosses, celui atypique de l’église de Vallorcine, à l’écart des villages alentours. À Vallorcine, les hameaux sont ressentis dans ce lieu comme villages et pour ne pas favoriser l’un d’eux il fut décidé que l’église serait construite hors de tout village. Ce paravalanche protège uniquement l’église, le presbytère et le cimetière. Mais il était primordial à cette communauté montagnarde de protéger ce lieu de culte. Le paravalanche fut construit puis rehaussé au fil du temps.

La conférence aurait pu se poursuivre tard dans la soirée tant elle était instructive et passionnante.


Par Chantal PEROL

Dauphiné Libéré du 29 juillet 2017

Une conférence sur “La montagne sous l’œil du géographe”

Mercredi 2 août à 18 heures (salle du Bicentenaire, gratuit), la Réserve naturelle des aiguilles Rouges et la CCVCMB proposent une conférence sur “La montagne sous l’œil du géographe”.

Pour ce dernier, une plaine est une surface, une montagne est un volume. Pierre Birot ne s’est pas beaucoup trompé en écrivant que “souvent considérées comme un exemple, les Alpes sont en réalité une espèce de monstre”.

Le géographe suit de près une chronique continue d’événements, de manifestations hélas parfois meurtrières, qui demeurent pour une grande part imprévisibles : avalanches, laves torrentielles, éboulements, chutes de séracs ou encore glissements de terrain.