Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Détails des sorties proposées pour la saison 2013

Mercredi 10 juillet

Lieux-dits, vestiges, pierres taillées, gravées… Itinéraire sur le massif des Posettes

Avec Jacky RAVANEL, Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Les Rafforts, le Chenavier, le Chaleyre, le Grand Chanté, les Rambles, le Péclerey, les Posettes, autant de toponymes qui nous racontent une histoire, qui nous interpellent.

Les hommes ont laissé les empreintes de leurs activités, aménageant le terrain, construisant, déplaçant et taillant les blocs de roches, y laissant des traces gravées, des inscriptions même…

Une manière d’appréhender les espaces le long du sentier et de remonter le temps dans les pas de nos aïeux.

Compte-rendu de la sortie sur les Posettes

De Montroc, on passe près du tunnel des Montets pour suivre l’ancienne route des diligences qui traverse Tréléchamps, le col des Montets, Vallorcine…

Le lieu-dit s’appelle les Rafforts, c’est-à-dire fours à chaux.

En effet, nous longeons les calcaires (du Jurassique), très employés de longue date pour fabriquer la chaux utile aux constructions.

Les blocs de granite déposés par le glacier du Tour à cet endroit dans la moraine de Tréléchamps ont été abondamment utilisés dans les constructions et les murets qui retenaient les terres cultivées.

Un peu plus haut, des travaux ont mis à jour les belles dalles couleur lie de vin ou vertes de roches du Permien que nous retrouverons à la carrière du Chaleyre où l’exploitation était encore en activité il y a un demi-siècle.

Cette carrière alimentait les dallages des allées et terrasses de nombreuses habitations de la vallée de Chamonix.

Un détour permet de visiter le Chenavier, seul bâtiment survivant de la Montagne des Posettes.

On y cultivait le chanvre, l’eau est encore amenée dans un bassin très ancien, taillé dans un bloc et quelques gravures agrémentent la façade du bâtiment.

Au Chaleyre, le long du sentier, les restes d’anciennes granges, les meules abandonnées ou leurs ébauches taillées dans la roche en place nous rappellent l’intense activité qui animait ces pentes facilement accessibles, aux temps où la vie était basée sur l’agriculture et le pastoralisme…

Jacky Ravanel Vice-Président et animateur nature à l'Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Mercredi 24 juillet

A la découverte des lacs d’altitude

Avec Estelle BLESBOIS, Animatrice nature

Le but de la sortie sera le lac du Brévent, et nous parlerons des zones humides alentours.

RDV à 9h à la gare de départ du télécabine de Planpraz --> prévoir le budget pour l'aller (minimum !) Chamonix-Brévent (21€ aller simple ; 27,50€ l'A/R).

Retour prévu vers 15h.

Prévoir : chaussures de marche, pic-nic, forfait remontées mécaniques.

Les explications données sont un peu techniques, donc pas vraiment adaptées aux enfants. Ceux-ci peuvent malgré tout participer, à condition d'être intéressés.

La sortie peut être annulée la veille si les conditions météo ne sont pas favorables.

Compte-rendu de la sortie sur les lacs

Malgré une météo peu encourageante en début de matinée, j'ai retrouvé à 9h 7 courageux randonneurs au départ du télécabine de Planpraz, accompagnés de 2 étudiants stagiaires de la Réserve.

Arrivés au sommet du Brévent, à 2525m d'altitude, le panorama nous invite à maintenir la randonnée prévue au départ.

Après quelques explications générales sur les lacs d'altitude (définition, origine, différents types de lacs, etc.), nous nous engageons dans la descente vers le lac du Brévent, situé à 2159 m d'altitude.

Malgré une petite hésitation sur le chemin à emprunter, nous sommes tous arrivés sans encombres au bord du lac, pile à l'heure pour déguster le pique-nique tiré du sac.

J'ai ensuite continué mes explications, cette fois-ci plus centrées sur le lac du Brévent que nous avions alors sous les yeux, leur laissant à tous le temps de digérer avant la remontée au sommet du Brévent. Monsieur Poty, vice-président de l'ARNAR et géologue, a également profité de cette pause pour parler géologie et formation des Alpes.

Puis nous avons remis nos sacs sur le dos et nous sommes remontés tranquillement jusqu'au sommet du Brévent, sans oublier un petit passage par la cabane de la Réserve, histoire de découvrir la nouvelle exposition qui s'y trouve.

Au final, la journée s'est très bien déroulée, le temps était parfait, ensoleillé sans être trop chaud, nous avons bien fait de maintenir cette randonnée !

Merci à tous d'y avoir participé et d'avoir été indulgents pour ma première sortie accompagnée !

Estelle Blesbois, animatrice nature à l'Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Mardi 30 juillet

Sortie géologique Secteur col de Balme - les Posettes

Avec Serge DROUET, Géologue

Itinéraire prévu : Le Tour --> Col de Balme --> Aiguillette des Posettes --> retour Charamillon.


Inscription obligatoire au chalet d'accueil du col des Montets. Attention cette sortie est réservée aux bons marcheurs, pas d'enfants

Le rendez-vous est fixé à 8h30 devant le télécabine de Charamillon, au Tour.

Prévoir le budget pour A/R en remontées mécaniques.

A prévoir : pic-nic, chaussures de randonnée, bâtons...

Retour prévu au parking du Tour vers 14-15h.

Compte-rendu de la sortie

11 personnes ont participé à la sortie géologique « Balme-Posettes » du 30/07/2013.

Par un très beau temps, nous sommes partis du Tour à 8h30 vers le col de Balme avec les remontées mécaniques, de retour à 17h00.

Après quelques explications sur l’histoire géologique de la Vallée de Chamonix et un apprentissage à la lecture du paysage (photo 5911), nous sommes partis en direction du massif calcaire Bajocien-Argovien de la Croix de Fer, puis traversé les schistes liasiques de l’Arolette et de la Tête de Balme.

La pause déjeuner s’est déroulée au pied d’un bloc de granite transporté par le glacier du Tour (photo 5918).

Ensuite, nous avons traversé la ligne de suture des couvertures mésozoïques des massifs du Mont-Blanc et des Aiguilles Rouges au col des Posettes, puis rencontré les bancs de calcaire gris du Malm, puis les schistes gris-rouille du Carbonifère (photo 5921), et enfin les schistes versicolores du Permien (photo 5922), et pour finir les conglomérats du Carbonifère (photo 5924).

L’aiguillette des Posettes est constituée des lames verticales d’âge Permien (- 300-250 Ma).

La série paléozoïque dont les couches sont verticales, est ici située en position structurale au dessus de la série mésozoïque, ce qui rend compte de la poussée tectonique des Alpes.

Références bibliographiques :

  • La géologie de la zone Martigny-Chamonix (versant suisse) et l’origine de la nappe de Morcles (un exemple de subduction continentale). Stephen Ayrton, Eclogae Helve. ; Vol. 73/1 ; pp 137-172 ; 1980.
  • Carte géologique de Chamonix (n°680) BRGM au 1/50000.

Par Serge Drouet - Géologue

Informations pour les sorties du 6 et du 13 août

Compte tenu de l’éloignement de Chamonix que représentent les deux destinations à atteindre (massif des Aravis le 6, val d’Hérens le 13), il est apparu opportun d’organiser un co-voiturage au départ de Chamonix.

Pour l’ARNAR, ce co-voiturage est organisé par Monsieur Pierre-Yves MOUTIN et pour GEOTERRAIN par Monsieur Pascal FOURNIER.

Il vous appartient de prendre contact au plus tôt avec eux, car :
IL EST INDISPENSABLE QUE NOUS CONNAISSIONS LE NOMBRE EXACT DE PARTICIPANTS AU PLUS TARD LE SAMEDI 3 AOUT POUR L’EXCURSION DU 6 ET LE SAMEDI 10 AOUT POUR L’EXCURSION DU 13.

Nous espérons vous compter nombreux avec nous lors de ces deux excursions exceptionnelles.

Henri ROUGIER Président du Conseil scientifique de l’ARNAR Président de Géoterrain

  • Contacts :
  • Pierre-Yves MOUTIN : pymoutin@gmail.com
  • Pascal FOURNIER - 079 216 96 57 - : info@geoterrain.ch
  • Robert MOUTARD : robert-moutard@orange.fr
  • Henri ROUGIER (organisateur de l’excursion du 13 août) : henri.rougier@editionslep.ch
  • ARNAR au Col des Montets : 04 50 54 02 24

Mardi 6 août

Découverte du massif des Aravis

Avec Robert MOUTARD, Ancien professeur agrégé de géographie, doctorant en géographie à l'Université Lyon 3

À l’attention des participants à l’excursion de découverte des paysages des Aravis le 6 août 2013.

Chers amis,

Je viens de recevoir les dernières précisions que j'avais demandées aux personnes-ressources qui nous recevront lors de l'excursion du 6 août dans les Aravis.

En fonction de ces nouvelles données, je suis enfin en mesure de vous proposer l'horaire détaillé qui suit.

À retenir: la formule du pique-nique, bien que non obligatoire, apparaît la plus recommandée, pour nous permettre de mieux maîtriser un horaire plus dense qu'il n'y paraissait initialement.

Pour ceux à qui cette disposition ne conviendrait pas, qu’ils sachent qu’un restaurant d’altitude existe sur place, et qu’il peut les accueillir à condition qu’ils se fassent connaître au plus tard le samedi 3 août ( robert-moutard@orange.fr ou 04 50 02 99 74). Menus à 17,5 et 22 €, vins en sus. Pour le détail : www.restaurant-terres-rouges

A bientôt.

Cordialement.

Horaire prévisionnel

  • 9h-9h 30 accueil autour d'un café-croissant par un représentant de la municipalité du Grand-Bornand à la Maison du Patrimoine, chalet classé monument historique.
  • 9h 30 - 10 h précisions sur l'architecture traditionnelle dans les Aravis, à partir de l'étude de cas de ce chalet. Rapide évocation du rôle des champions d'origine locale pour l'image de marque de la station, en s'appuyant sur l'observation des installations du pas de tir du stade de biathlon qui accueille les épreuves de coupe du monde de la discipline.
  • 10 h- 10 h 30 montée au col des Annes par la Vallée du Bouchet, domaine aménagé pour les disciplines de ski nordique.
  • 10 h 30 - 11h trajet à pied facile pour gagner le belvédère de la clé des Annes.
  • 11h - 12h présentation des paysages de la chaîne des Aravis, de la klippe des Annes, et de leur genèse. En prélude au colloque de Géoterrain de fin septembre sur « Les colères du ciel » : évocation de la catastrophe du camping du Borne, le 14 juillet 1987, à partir de l’observation de la configuration d’une partie du bassin-versant du Borne.
  • 12h 45- 13 h Déjeuner.
  • 12 h – 14 h Descente dans la vallée du Maroly jusqu’à un point de vue sur le lac aménagé pour l’enneigement artificiel.
  • 14 h – 14 h 30 exposé sur les caractéristiques de l’ouvrage, sa structure, et les enjeux de la neige de culture pour les stations de moyennes altitudes.
  • 14 h 30 – 16h visite d’une exploitation d’élevage laitier et de fabrication de tommes et reblochons en alpage, au hameau du Maroly d’En Haut. Possibilité de vente de fromages, sur place.
  • 16h- 17h Retour par le même itinéraire vers le Col des Annes. Fin de l’excursion.

Compte-rendu de la sortie

Sous la conduite de Robert Moutard, l’excursion a permis de faire connaissance ou de redécouvrir un massif qui s’inscrit dans le contexte des Préalpes du nord en France.

Nous nous trouvons ainsi dans un ensemble de chainons et de vallées développés dans des roches sédimentaires appartenant à des terrains autochtones, mais comportant une petite partie de séries allochtones.

Avant de nous inviter à une étude géomorphologique approfondie de la chaîne même des Aravis, Robert Moutatd nous accueille à la Maison du Patrimoine du Grand-Bornand en compagnie du maire-adjoint à la culture et de trois responsables de ce site.

On nous présente en détail cette ancienne ferme aménagée en musée rural et on nous explique ce qu’était la vie paysanne d’autrefois dans ces montagnes vouées à l’élevage des bovins et à la sylviculture depuis des temps immémoriaux.

A l’issue de la visite, les participants sont invités à prendre une collation.

Un parcours de quelques kilomètres nous amène ensuite à proximité du col des Annes, d’où débute la randonnée pédestre à travers des prairies d’alpage, pour parvenir au site de panorama de la Clef des Annes.

Là, face à l’imposante barrière que représente la chaîne des Aravis, dominée par la Pierre Percée, Robert Moutard nous fait « lire » et « vivre » la géomorphologie qui concerne autant le relief que les formes du modelé.

Il insiste tout particulièrement sur la « klippe » des Annes, lambeau de recouvrement du massif correspondant à une couverture de roches anciennes sur la série autochtone de roches plus récentes.

L’accent est également mis sur les fameuses « combes » des Aravis, vallées perpendiculaires à l’axe de la montagne qui ont été non seulement calibrées par les petits glaciers locaux s’écoulant de leurs cirques « en van » au cours de l’ère quaternaire, mais qui ont vu sans doute déferler depuis les ensellements de la crête des langues glaciaires dont l’origine réside dans le débordement des grands appareils issus du massif du Mont-Blanc.

Notre guide nous fait observer dans le haut vallon du Maroly une superposition de belles « terrasses de kame » attestant de plusieurs stades glaciaires vraisemblablement fini-würmiens.

Après un pique-nique réconfortant, une descente dans l’alpage nous conduit à la ferme du Maroly où le groupe est chaleureusement accueilli par l’exploitant.

Ce dernier nous explique la fabrication du reblochon avant que ne s’ensuive un enrichissant échange de questions et de réponses.

Une dégustation est aussitôt suivie de la vente de produits authentiques de la ferme.

Le bilan à retenir de cette excursion qui a compté une bonne vingtaine de participants est que l’on a vu comment une montagne de moyenne altitude peut vivre et prospérer de nos jours parce qu’elle répond à la définition même de la « double mise en valeur équilibrée ».

On a également bien perçu que l’agriculture de montagne, que des esprits chagrins osent encore qualifier de « moribonde » ou de « prête pour devenir un musée », peut envisager son avenir avec confiance en sachant entrer dans un système économique qui se traduit devant nos yeux par un paysage spécifique.

Nous tenons à souligner que l’organisation de cette journée par Robert Moutard a été en tout point parfaite et a incité bon nombre d’entre nous à venir revoir ce magnifique massif des Aravis.

Toutes nos félicitations et remerciements à notre guide !

Par Henri ROUGIER - Président du Conseil scientifique de l’ARNAR - Président de Géoterrain

Mardi 13 août

Patrimoine naturel et culturel en Val d'Hérens (Suisse)

Avec Henri ROUGIER - Président du Conseil scientifique de l’ARNAR - Président de Géoterrain - Professeur de Géographie à l'Université Lyon 3

Rendez-vous : 10 heures sur le parking à la sortie du village de Vex.

Possibilité d’un co-voiturage - voir paragraphe informations.

Le but de cette journée est de montrer une vallée affluente du Rhône en Valais.

De nombreuses curiosités géographiques concernent le val d’Hérens : les pyramides d’Euseigne (les plus belles « demoiselles coiffées » des Alpes !), le site de La Luette, où l’on voit comment l’érosion démantèle les modelés développés dans les moraines, les vieux villages typiques d’Evolène et des Haudères, et, tout au fond d’une vallée, le site exceptionnel de Ferpècle où se rencontrèrent jusqu’à il y a peu de temps les glaciers du Mont-Miné et de Ferpècle.

On y trouve aujourd’hui les traces les plus fraîches de ce passage récent des glaciers.

Marche très facile sur des chemins ou sentiers très bons.

Pique-nique à prévoir.

Plan B en cas d’intempéries.

Compte-rendu de la sortie

Remarquablement servie par les conditions météorologiques, l’initiative d’Henri Rougier de conduire plus de vingt personnes à la découverte ou redécouverte du Val d’Hérens a atteint tous ses objectifs.

Le principal d’entre eux était de susciter un intérêt et une curiosité renouvelés à chaque site présenté, et cela s’est vérifié tout au long de cette journée.

Dès le premier quart d’heure, le ton était donné devant les pyramides d’Euseigne, dont les silhouettes spectaculaires de « demoiselles coiffées » permettaient de retracer de manière explicite les processus de mise en place puis de dissection différentielle des dépôts d’obturation glaciaire par l’érosion .

À partir de quelques exemples significatifs de roches locales exposées, le musée de géologie nous plongea dans l’anatomie et la physiologie de l’écorce terrestre, tant dans ses profondeurs qu’à sa surface.

Cette métaphore biologique est inspirée par la manière fort vivante, dont les muséographes ont conçu les panneaux d’exposition pour traiter de matériaux réputés – bien à tort – inertes.

La démarche inductive choisie par les scientifiques permet d’appréhender les concepts et notions essentiels de la géologie dans leur dimension générale.

La gradation dans la richesse des lieux visités avait été savamment préparée, puisque l’après-midi était consacré essentiellement à l’examen du site où se rejoignaient encore au XIXe siècle les glaciers de Ferpècle et du Mont Miné.

Une riche typologie de formes issues de la dynamique glaciaires s’offrait à nous, qu’il s’agisse de modelés sculptés dans la roche en place, ou de dépôts morainiques témoignant des maxima atteints par les deux appareils à la charnière du XIXe et du XXe siècle.

Les amateurs d’échantillons rocheux n’avaient que l’embarras du choix pour effectuer de fructueuses collectes.

La lecture attentive de la face nord-ouest de la Dent Blanche dirigée par Henri Rougier permettait, au gré des lacunes nuageuses, de repérer le niveau des matériaux appartenant à la plaque apulo-africaine, charriés sur les roches de la plaque européenne.

La journée s’est terminée par la visite du vieil Evolène, connue à juste titre pour son riche répertoire architectural montagnard traditionnel, sous la conduite de Lucile Rougier.

Pour parachever cette touche finale, nous avons bénéficié de l’animation festive qui se déroulait ce jour-là dans le bourg.

Cette journée, trop brève, fut une vigoureuse incitation à revenir profiter de l’extraordinaire variété de paysages qui s’étagent dans cette vallée, de la « plaine » intérieure rhodanienne aux cimes des Alpes valaisannes se dressant à plus de 4000 m.

La diversité des thèmes abordés, la densité didactique des commentaires développés sur le terrain par Henri Rougier, l’absence de temps morts, ont rapproché cette sortie bien davantage du voyage d’étude que de la simple visite.

C’est pourquoi notre guide, qui a assuré le plein succès de l’excursion en ne laissant rien au hasard dans la conception du programme de cette journée, doit être vivement remercié.

Par Robert Moutard - Membre de l’ A.R.N.A.R et du comité de « Géoterrain ».

Mardi 20 août

Sortie botanique : en direction des Lacs Noirs

Avec Denis JORDAN, Botaniste

Depuis l’Index, l’itinéraire traverse d’abord un large éboulis relativement chaud, domine les moraines bien dessinées du petit glacier disparu de la Combe de la Glière, où se nichent encore quelques névés.

Une Glière est un lieu encombré de blocs, généralement près d’un torrent mais, ici, le nom a pris de la hauteur, au pied des contreforts de l’Aiguille du même nom et de l’Aiguille Pourrie.

Nous sommes déjà à l’étage alpin, avec la cohorte de plantes d’altitude colorées.

Après une courte traversée équipée dans les rochers, le sentier débouche au col de la Glière (2461m), offrant une belle vue sue le Lac Cornu, Pormenaz et les Fiz à Passy.

Une croupe occupée par des plantes courtes et la pelouse alpine amène aux abords rocheux des Lacs Noirs, encastrés sur le versant nord-ouest des Aiguilles Rouges.

Compte-rendu de la sortie

Beau temps pour cette agréable sortie jusqu’aux Lacs Noirs. Une trentaine de personnes sont au rendez-vous.

Cette année la floraison est tardive et c’est tant mieux.


Les éboulis traversés sont pentus et orientés vers le soleil: séneçon blanchâtre, séneçon doronic, campanule à feuilles de cochlaerie, adénostyle leucophylle, etc..,offrent une belle gamme de couleurs.

Quelques éperons rocheux en émergent et nous avons pu noter la présence d’une petite fougère: l’asplenium septentrional, ainsi que l’androsace de Vandelli au creux d’une fissure.


Notons, pour la petite histoire, que Vandelli est un botaniste italien qui fit carrière au Portugal, au 18ème siècle, à l’époque du grand Carl von Linné.


Aux Lacs Noirs, quatre étagnes nous tiennent compagnie et, sur le chemin du retour, le sifflement d’une marmotte nous alerte sur le passage en vol glissé d’un gypaète barbu.