Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Dauphiné Libéré du 24 novembre 2012

Conseil communautaire : vers la réalisation d’un musée à ciel ouvert.

Parmi les différents points mis à l’ordre du jour pour le conseil de la communauté de communes qui s’est tenu mercredi soir à Vallorcine, celui concernant l’appel d’offres pour la conception et la réalisation d’un” musée à ciel ouvert” dans la vallée de Chamonix doit retenir l’attention.

Rappelons brièvement que le concept de musée à ciel ouvert représente une façon innovante de faire du tourisme, basée sur les nouvelles technologies de communication interactive (réalité augmentée). Il s’agit de créer des parcours pédestres géo-guidés, à l’aide de tablettes numériques et de bornes fixes, voués à sensibiliser les visiteurs au milieu naturel et à la vie culturelle de la région.

Ce dispositif permettrait non seulement d’envisager un tourisme “4 saisons”, mais aussi de promouvoir l’offre touristique et de mettre en réseau les différents acteurs de ce secteur. Il pourrait aussi favoriser la création d’un réseau des connaissances scientifiques, naturalistes et patrimoniales de la vallée.

Après examen des différentes offres, la commission s’est arrêtée sur celle « plus élaborée techniquement et artistiquement » du groupement Implicite/Orphéo, déjà partenaire de la Compagnie du Mont-Blanc et de la mairie de Chamonix. Ce choix a été entériné par le conseil qui a donc autorisé la signature du marché de conception/réalisation pour un montant de 674 303,18 € HT. Ce dossier étant intégré au projet “Vallée écotouristique exemplaire”, l’opération sera financée à 63 % par la Région et le Feder (Fond européen de développement régional).

Reste à souhaiter qu’il existe un engouement réel et durable pour cette nouvelle forme de tourisme et d’accès à la réalité…

par Thierry PUTHON

Dauphiné Libéré du 23 juillet 2012

Un après-midi ludique au chalet de la réserve naturelle des Aiguilles Rouges

Le ciel menaçant ainsi que le vent à délainer les mouflons n’ont pas suffi à décourager la centaine de visiteurs venus assister, ou pas, aux quarante ans de l’association des réserves naturelles des Aiguilles Rouges, vendredi après-midi.

Pour cela, les animateurs “nature” de la réserve se proposaient de faire découvrir leur lieu de travail au travers d’activités ludiques disséminées autour du siège de l’association, au sommet du col des Montets.

L’ensemble de l’équipe de la réserve attendait donc les visiteurs à 1461 mètres d’altitude, dans le chalet de la réserve.

C’est donc sous l’œil apathique des marmottes, martres, renards et autres fouines empaillés qu’un public composé essentiellement de familles est arrivé par petits groupes dès le début de l’après-midi.

Des activités pour toute la famille

Les animateurs nature de la réserve avaient mitonné un parcours aux petits oignons pour les plus motivés des participants.

Des activités ayant trait à la vie des bêtes et des plantes se déroulaient autour du chalet de la réserve.

Un atelier de construction de nichoir à oiseaux, des sessions de quiz familiaux avec des lots à gagner, un concours photo ou encore un jeu de piste sur le thème de la chaîne alimentaire étaient au programme.

La visite était même ponctuée d’un jeu d’adresse qui, bien que « largement inspiré de Fort Boyard », comme l’indiquait l’une des animatrices, n’impliquait en rien un combat de boue contre l’une de ces dernières.

La vente de gâteaux au profit de l’association a même permis à un cycliste anglais d’éviter la fringale. Splendide.

De quoi passer une journée en altitude, à moindre coup, et de ce refaire une culture en compagnie d’animateurs gentils et patients qui gagnent à être connus.

Par Laurent CARLESSO

Dauphiné libéré du 22 juillet 2012

L’association des réserves naturelles des Aiguilles Rouges a fêté ses 40 ans.

«Vous êtes coupable, oui, c’est à cause de vous et de vos prédécesseurs que la réserve des Aiguilles Rouges a vu le jour ! ». C’est par ces mots que Dominique Gubler a débuté son vibrant discours à l’attention d’Eric Fournier, vendredi en fin d’après-midi au Majestic.

Les mains sur les hanches, déployé comme une arbalète géante, c’est avec une certaine émotion que le président était venu passer en revue les quarante ans d’existence de l’association des réserves naturelles des Aiguilles Rouges.

Un grand projet de rénovation pour le chalet

Le temps du Jardin botanique des débuts, ancêtre de la réserve situé au dessus d’Argentière, paraît aujourd'hui bien loin. Dès 1971, la réserve intercommunale du col des Montets lui succédera.

à l’époque, c’est Jacky Ravanel qui en deviendra le garde. Il y travaillera durant 38 ans. « J’ai été embauché complètement par hasard car je n’y connaissais rien. ça s’appelait la réserve du col des Montets, elle était située au bas du col. Le but c’était la recherche, la pédagogie et la protection. En 1973, il n’y avait rien. C’est à cette époque que le sentier du col des Montets a été tracé et qu’a commencé la construction du chalet de la réserve ».

Mais l’assemblée générale de vendredi n’en est pas restée à l’évocation du glorieux passé, elle a surtout permis de présenter l’avancement du projet phare de l’association : la rénovation du chalet de la réserve. Un projet de 3,5M€. Les appels d’offres ont été lancés pour ce qui est de la maîtrise d’ouvrage ainsi que de la muséographie.

Les propositions sont étudiées, que ce soit pour la réfection du chalet, l’aménagement extérieur (sentier) ou des parkings. Des recherches de financement ont été lancées à tous les échelons, de la commune à l’Europe, en passant par l’état.

Une structure qui en a inspiré d’autres.

Sept mandatures se sont succédé depuis le lancement de l’aventure il y a 40 ans. La manière dont fut créée la réserve, par le biais d’association “d’amis de...”, a largement inspiré d’autres communes qui souhaitaient préserver leur territoire tout en ne le mettant pas sous cloche. Si les associations ont été les gestionnaires et les animatrices durant 15 ans, les moyens de gestion des réserves sont à présent mutualisés. Seule l’animation leur échoie désormais dans les neuf réserves que compte la Haute-Savoie.

Au loin se dessine désormais le projet ultime, s’il en est, de la réserve. Réunir les espaces protégés alentours en un parc régional. Mais pour cela, il faudra encore quelques présidents, pas mal de naissances de marmottes, et que l’Eau noire coule encore sous les ponts...

Par Laurent CARLESSO

Dauphiné libéré du 22 juillet 2012

La réserve la plus fréquentée de France.

Contrairement à ce qui s’était passé en Vanoise en 1963, où un parc national fut créé avec les communes concernées, le projet similaire a dû rester dans les cartons de l’état pour ce qui était de la vallée de Chamonix.

à l’époque en effet, aucune des communes n’émit un avis favorable au motif qu’elles ne voulaient pas être dépossédées de l’exceptionnel atout touristique que constituait ce territoire.

Pas question donc de sanctuariser la nature, mais plutôt de la faire découvrir dans le respect. C’est finalement par le biais d’une association que fut créée la réserve naturelle des Aiguilles Rouges sur les communes de Chamonix et Vallorcine, la neuvième de l’histoire sur le sol français. Aujourd’hui, elle est la plus fréquentée en France avec près de 50 000 visites en période estivale.

Par Laurent CARLESSO

Dauphiné libéré du 20 juillet 2012

Chamonix / Vallorcine

La Réserve naturelle des Aiguilles Rouges fête aujourd'hui son quanrantième anniversaire. L'occasion pour les membres de l'association de faire une grande fête au chalet d'accueil de la réserve, situé au sommet du col des Montets.

Si celui-ci sera ouvert dès 9h30, les choses sérieuses commenceront à partir de 14 heures avec notamnentun jeu de pistes en pleine nature, un atelier de construction de nichoirs pour les enfants et pleins d'autres animations.

Dauphiné libéré du 5 février 2012

La Haute-Savoie façonnée par l’homme ou par la nature.

Collision troublante entre la nature et les voies de circulation ou parcours écologique inattendu, “Paysages sans transition” expose la Haute-Savoie. Devant le Buet, le bout du lac d’Annecy, les Aiguilles Rouges et le désert de Platé, le Tunnel du mont Sion, le Viaduc Sainte-Marie ou dans le train : on perçoit des reflets, des cheminements, des passages et une même invitation au déplacement dans un territoire donc la construction s’étend jusqu’aux réserves naturelles.

Aménagement ou préservation ?

L’empreinte humaine est omniprésente, façonne, efface ou modèle l’espace à son échelle, celle de la circulation, de la vitesse et du dépassement. Marque d’un département au développement fulgurant, elle interroge la place de la montagne, convoquant géographie et économie autour d’une vision du paysage. L’exposition réunit les deux regards distincts de Bertrand Bodin et Pierre Vallet autour de deux points de vue opposés.

Le conservatoire des espaces naturels a commandé au premier une série de cartes postales sur les réserves. Le CAUE a dépêché le second sur les voies de circulation pour saisir des images de la mobilité. L’œil naturaliste de Bodin cadre en panoramique l’espace sauvage. Celui de Vallet surprend les ouvrages routiers ou ferroviaires en plein mouvement. Les deux photographes conduisent une recherche sur le paysage alpin, ses traces, sa lumière. Les vues produites secrètent une même griserie. On ne sait plus qui a pris la photo. On est juste face à quelque chose de monumental, de puissant, d’absolu. Le sujet s’abandonne dans l’image, laissant place à l’impression. La scénographie de Léo Hubert active les vues à partir de tirages sur plaque d’aluminium. L’effet est bluffant.

Des images de notre quotidien

Les blancs sont effacés de l’image au profit de la lumière, les matières minérale, aquatique et végétale mises en relief. On parcourt l’accrochage comme une balade sous une lumière tenue qui bouge quand on se déplace, créant une impression de mouvement dans l’image. En haute montagne, sur les bords du lac ou les axes routiers, les paysages sans transitions composent une gamme d’expressions du sublime. Comment voyons-nous le territoire dans lequel on vit et on circule ? L’exposition fonctionne à la façon d’une bande passante qui fabrique des images de notre quotidien tout prêt du fabuleux, révélant notre liaison intime avec la montagne. Le philosophe Michael Jacob lui ajoute une pensée critique sur les représentations alpines. « En regardant ses photos, nous apprenons quelque chose d’essentiel sur nous-mêmes. » confie-t-il.

Paysages sans transition, Photographies de Pierre Vallet et Bertrand Bodin, texte de Michael Jacob, jusqu’au 22 mars, galerie de l’îlot S – CAUE, 2 ter avenue de Brogny, face à Decavision à Annecy. Exposition coproduite par le CAUE 74 et ASTERS, conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie, commissariat d’exposition Dominique Leclerc CAUE, scénographie Léo Hubert école d’art d’Annecy, “Constructions du sublime”, conférence de Michael Jacob, mercredi 29 février 18h30 salle Eugène Verdun, Centre Bonlieu, Annecy. En savoir plus: 04 50 88 21 12 ou www.caue74.fr

Par Carine BEL

Dauphiné libéré du 15 novembre 2011

Une politique ambitieuse pour préserver et valoriser les espaces naturels.

Comités de pilotage, politique écotouristique, projets transfrontaliers, fonds européens, Natura 2000, enjeux centraux, labellisations territoriales… Que veulent dire tous ces termes pour le grand public ? Pas grand-chose, à vrai dire. Tout au plus un nuage de bruissement à caractère politique.

Pourtant, derrière le nuage magmatique, il y a parfois des actions porteuses pour l’habitant lambda comme pour le touriste epsilon. C’est le cas de la politique des espaces naturels nouvellement adoptée par la Communauté de communes de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc (Com’com VCMB). Tout cela s’est fait au début du mois de novembre.

Ce jour-là, sous la présidence du sous-préfet de la circonscription de Bonneville, Gérard Derouin, le comité de pilotage des réserves naturelles du secteur (Carlaveyron, Aiguilles Rouges et vallon de Bérard) a cédé à la charge de la Com’com l’animation et la sensibilisation du public « aux équilibres de l’environnement montagnard, aux beautés et à la richesse de la biodiversité ». En clair, la Com’com travaillera avec Asters, le réseau Empreintes et les associations locales, de façon à toucher le plus de touristes possibles, mais aussi la population locale et les scolaires, avec l’objectif de préserver au mieux ce qui fait la spécificité naturelle de cette vallée, qui tire la majeure partie de ses ressources de la nature alentour.

Dans la même journée, l’élu chirve Nicolas Evrard se voyait catapulté président du comité de pilotage Natura 200 Arve. Pour faire simple, l’actuel vice-président de la Com’com, en charge des espaces naturels et de la politique transfrontalière, sera responsable des actions à venir en faveur du soutien des activités agricoles et pastorales dans la vallée. Il devra aussi être à l’écoute des chasseurs et pêcheurs pour le maintien des écosystèmes. En résumé, tout ce qui rappelle le rôle de l’Homme dans l’équilibre de cet environnement fragile.

En voici un qui a du boulot en perspective !

le lendemain de cette réunion fondatrice pour le respect de l’environnement locale, c’est en mairie de Chamonix que se jouait l’avenir des produits de terroir.

Agriculteurs, représentants des associations foncières pastorales, offices de tourisme et restaurateurs étaient invités à une réunion ayant pour but la valorisation des produits de terroir. Une action qui dût faire plaisir au représentant des restaurateurs, le chef étoilé Mickey Bourdillat, infatigable chantre des produits locaux.

Dans les objectifs de ce “projet Mesalpes”, on trouve le soutien à l’agropastoralisme et à ses éleveurs pour obtenir du foncier, un partenariat entre producteurs locaux et restaurateurs pour une vraie “labellisation territoriale”, la relance des productions anciennes (fruitières et potagères), pousser à la transformation localement, développer des ateliers d’éducation au goût…

Là encore, des choses très concrètes et financièrement réalisables dans la mesure où Mesalpes est un programme transfrontalier, donc bénéficiant de fonds européens.

Par Philippe CORTAY

Dauphiné libéré du 9 0ctobre 2011

Le Conseil d’État valide l’interdiction de la chasse aux Aiguilles Rouges.

Il a fallu plus d’un an au Conseil d’état pour prendre sa décision. Lorsque le 27 janvier 2010, le décret sur le reclassement de la réserve naturelle des Aiguilles Rouges paraît, il prévoit une interdiction totale de la chasse sur l’ensemble de son territoire. Un cas très rare.

D’ordinaire en effet, la chasse des espèces “banales” (non protégées) est autorisée dans les réserves naturelles. Alors, pourquoi elle ne l’est pas aussi aux Aiguilles Rouges ? C’est justement la question que se posent les chasseurs qui, arguant de leur « capacité à gérer les cheptels » comme le souligne leur président, André Mugnier, ont déposé le recours en question devant le Conseil d’état.

Ce dernier vient toutefois de leur donner tort en s’appuyant sur l’article L. 332-3 du code de l’environnement qui prévoit notamment que “l’acte de classement d’une réserve naturelle peut soumettre à un régime particulier et, le cas échéant, interdire à l’intérieur de la réserve toute action susceptible de nuire au développement naturel de la faune et de la flore […] notamment la chasse”. Et ce régime particulier c’est tout simplement la date de la création de la réserve des Aiguilles Rouges qui l’explique. Le 24 août 1974, soit deux ans avant qu’une loi nationale fixe la réglementation en vigueur dans les réserves naturelles.

Et « à l’époque, on a interdit intégralement la chasse parce on voulait protéger toutes les espèces, notamment des braconniers » explique Dominique Gubler, président de l’association des Amis de la réserve. Et si aujourd’hui, il reconnaît qu’« on a moins besoin d’être aussi restrictif », il avoue « ne pas être mécontent » à l’annonce de cette nouvelle, tout en rappelant que la chasse reste autorisée au vallon de Bérard et à Carlaveyron, deux autres réserves adjointes, au début des années 1990, aux Aiguilles Rouges.

Par Philippe CORTAY

Dauphiné libéré du 13 novembre 2008

Mouvement à la Réserve des Aiguilles Rouges

Le chalet du col est fermé depuis le 4 novembre et a mis ses habits d'hiver jeudi dernier. La Réserve est pleine de chamois et de bouquetins que l'on peut voir, à quelques mètres, en allant se promener vers l'Aiguillette d'Argentière. Mais la grande nouvelle du côté des Aiguilles Rouges, c'est le départ de Jacky Ravanel des Grassonnets, salarié de la Réserve depuis 1973, comme garde puis comme responsable de l'animation.

Ce professeur de français du lycée du Mont-Blanc, également moniteur à Argentière, a intégré la réserve communale puis intercommunale du col des Montets avant qu'elle ne devienne, en 1974, la Réserve naturelle des Aiguilles Rouges, s'élargissant ensuite à Carlaveyron et au vallon de Bérard.

Retraite de Jacky Ravanel

Passionné de botanique, il était allé voir Jean Eyrhalde. Quand la réserve intercommunale a été créée, ainsi que l'association des amis, il sera recruté pour protéger la nature et empêcher la cueillette des rhodos.

Jacky Ravanel participera à la mise en place du chalet et à son aménagement. Avec l'organisation et le développement des réserves naturelles de Haute-Savoie dont la gestion a été confiée à l'Apège puis à Asters, il s'est attelé à l'animation avec la lourde tâche de former un successeur pour son poste. Hélas ce demier ne viendra pas.

La réserve, il la connaît dans ses moindres recoins et appelle les bouquetins par leurs prénoms. Lui seul doit savoir combien il y en a. Le 4 novembre les amis de la Réserve lui ont rendu hommage.

Démission du président.

Concemant l'association, un conseil d'administration extraordinaire s'est tenu par ailleurs ce même jour, suite a la démission du président Charles Bernard Pitre. Domnique Gubler a été élu en remplacement.

L'association des amis de la réserve a de grands projets de développement. Notamment l'installation au presbytère d'une bibliothèque scientifique, des projets d'antenne au lac Blanc ou de positionner une personne à la buvette de Bérard.

Par D L