Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Dauphiné Libéré du 5 septembre 2013

L’étrange brunissement des épicéas chamoniards

Nombre de randonneurs et plus généralement de curieux de la flore alpine, ont dû se poser la question de cet étrange brunissement estival qui touche certains résineux sur les versants chamoniards.


Vu de la vallée, un simple coup d’œil aurait pu faire croire que les mélèzes subissaient un automne précoce, mais force est de constater, après une petite observation, que ce sont bien les épicéas qui sont touchés.

Étrange phénomène qui a, un temps, fait craindre le retour du meurtrier bostryche (l’ipse typographe) ce petit coléoptère qui pond dans l’écorce des épicéas et dont les larves ravagent l’arbre et ses voisins.

Et les Chamoniards de se souvenir des forêts ravagées il y a quelques années par le scolyte.


Des spécialistes ont donc visités les arbres malades, situés entre 1 500 et 1 700 mètres d’altitude (bizarrement plus bas au niveau du col des Montets) et ont pu rassurer les inquiets.

Le responsable de la dégradation est la “chrysomyxa rhododendri”, la rouille de l’épicéa.

Il s’agit d’un champignon qui se développe sur les pousses de l’année et jauni prématurément les arbres.


« Nous sommes rassurés, explique Christian Ducroz, l’élu responsable des forets à la mairie.

Cette maladie affecte les arbres pendant deux ans puis disparaît.

La seule conséquence est un ralentissement de la croissance pendant ces deux années. »


Ouf, les forêts n’ont donc rien à redouter !


Par Philippe CORTAY

Dauphiné Libéré du 3 août 2013

Il se passe quoi en août au col des Montets ?

Ça bouge au chalet de la Réserve naturelle, au col des Montets.

Le conseil général a sécurisé la traversée piétonne, après l’accident mortel de juin 2012.

Un parking a été aménagé, la traversée se fait au sommet du col avec une bonne visibilité, une signalisation nouvelle a été mise en place.

Une nouvelle exposition occupe une salle du chalet : elle porte sur les lichens.

Elle a été réalisée par le professeur émérite Serge Déruelle, de la faculté des sciences de Paris-Jussieu et grand spécialiste des lichens.

Un vendredi sur deux, l’équipe de la Réserve accueille gratuitement les enfants avec de nombreux ateliers ludiques.

Le premier vendredi, le 19 juillet, plus de 200 enfants sont venus et sont repartis enchantés !

Les animations à venir

Vendredi 16, de 13 h 30 jusqu’à 17 h, “Les mystères de la forêt de Bérard : balade dont vous êtes les héros”. Vous devrez déjouer des pièges et faire preuve de génie pour répondre juste aux énigmes et déceler les secrets qu’abrite la forêt. Une après-midi réservée aux plus courageux des enfants.

Puis le vendredi 30, de 14 h à 17 h 30 : “Comment font les animaux pour vivre en montagne toute l’année ?”. Tout est une question d’adaptation.

Le chalet de la Réserve participera aussi à la 23e Nuit des étoiles, vendredi 9 dès 20 h 30.

Au programme de ce moment particulier : observation de la voûte céleste et jeux.

Puis dans le cadre de l’UTMB, samedi 31, journée de sensibilisation sur les bonnes pratiques des sports de pleine nature dans les espaces naturels sensibles, avec un ambassadeur de l’environnement.

Dauphiné Libéré du 20 juillet 2013

Voyage autour des arbres remarquables

Au programme estival des conférences de l’association des Réserves naturelles des Aiguilles rouges, une conférence sur “les arbres remarquables du département de l’Ain”, animée par le directeur du patrimoine des Pays de l’Ain, s’est tenue jeudi à la salle du Presbytère de Servoz.

Étayant sa présentation de spécimens sur la Haute-Savoie, Frédéric Thouny, a présenté de nombreuses variétés aussi remarquables qu’étonnantes que ce soit par leur circonférence, leur emprise, leur port, leur forme ou simplement par l’attachement de l’homme pour ce patrimoine vivant.

Du tilleul foudroyé dans les années 30, puis redressé et consolidé de grosses pierres au cœur du tronc, du catalpa tortillard mais aux formes majestueuses, du robinier faux acacia encore présent alors qu’utilisé pour du bois de chauffage ou encore du séquoia présent à Belley pouvant être daté de 1802 avançant de 50 ans l’arrivée de l’espèce sur le sol français : tous ont une raison historique, légendaire, familiale ou patrimoniale de s’inscrire dans une démarche de sauvegarde et de mémoire du patrimoine forestier.

Malgré les deux heures d’exposé, le temps imparti sembla bien court.

Prochaine conférence par le Géopark du Chablais sur “Ici, les Alpes se racontent” jeudi à 17 h à la salle Olca des Houches.


par Fabienne CORDET

Dauphiné Libéré du 12 juillet 2013

Gare aux névés en altitude !

Les conditions particulières de ce début d’été demandent de la prudence, du matériel approprié (et parfois spécifique, comme la corde ou les crampons) et surtout un minimum d’autonomie, et d’aisance. Attention aux amplitudes thermiques toujours importantes sous le massif du Mont-Blanc, et ne jamais oublier que l’on reste très proche de la haute montagne, et que les conditions climatiques peuvent évoluer très rapidement et de manière drastique.

Des traversées de couloirs parfois dangereuses

Le secteur des Aiguilles rouges, dans la vallée de Chamonix, reste très enneigé au-dessus de 2 000 mètres. Le sentier du col Cornu impose la traversée de névés importants, et au-delà, les pentes qui conduisent au col de la Glière et aux lacs Noirs sont complètement enneigées et très délicates à franchir de part la raideur des pentes.

L’itinéraire menant au Buet par le vallon de Bérard est complètement enneigé en amont du refuge, et peut nécessiter l’emploi des crampons sur la neige dure du matin. En cas de mauvais temps, il peut être très compliqué de retrouver la trace, cet itinéraire ne doit être envisagé que par des randonneurs autonomes et capables de maîtriser l’orientation en terrain délicat, ou avec un encadrement professionnel.

Pour le secteur d’Emosson, la neige est présente sur pratiquement tous les itinéraires, et les traces de dinosaures sont enfouies pour une bonne partie de l’été. L’itinéraire des gorges de la Veudale est compliqué, en raison de son encaissement et de l’accumulation de neige.

Dans le massif des Aravis, si la neige a beaucoup fondu, certains névés demeurent, dans les traversées de couloirs notamment, rendant celles-ci très… tendues.

En résumé, partout et surtout au-dessus de 2 000 mètres d’altitude, la neige est encore présente dans les zones protégées. Alors, pensez à vous informer avant de partir !

Photos : Les conditions sont globalement bonnes mais nécessitent tout de même un équipement adéquat et une prise d’informations.

par Bruno MAGNIEN

Dauphiné Libéré du 6 juin 2013

La Convention alpine s’installe à Argentière

Éric Fournier, maire et secrétaire général de la Convention alpine, et Marco Onida, ont confirmé lundi l’ouverture dans la vallée, d’un “infopoint” sur la Convention alpine.

Cette convention est un traité international entre les huit états alpins (Allemagne, Autriche, France, Italie, Liechtenstein, Monaco, Slovénie et Suisse) ainsi que l’Union européenne, dont l’objectif est la promotion du développement durable dans la région alpine et la protection des intérêts de ses habitants, dans un esprit d’échange et de dialogue constant.

Il existe déjà deux points infos à l’heure actuelle, l’un dans le Grand Paradis en Italie et l’autre à Domodossola, dans le Piémont oriental italien. En plus de servir de point de contact pour le grand public, l’infopoint facilitera la participation de la région à des projets et initiatives qui entrent dans le cadre de la Convention alpine.

Dans la Maison du village

Le but étant de créer des réseaux avec les acteurs locaux et d’assurer la protection et le développement des zones de montagne, de manière durable. Selon Marco Onida, « Chamonix, par sa fréquentation, et son implantation géographique, est un point focal » pour ce projet.

L’infopoint ouvrira officiellement en juillet. C’est Argentière qui va l’accueillir, au sein de la toute nouvelle “Maison du village”, aménagée entre les murs du presbytère, qui seront partagés entre les services de l’environnement de la vallée, Aster et la réserve des Aiguilles Rouges, et les bureaux de l’animation de la communauté de communes.

Pour Éric Fournier ce sera aussi l’occasion de faire tomber la frontière entre d’un côté l’espace protégé des Aiguilles Rouges, et de l’autre, le site classé du Mont-Blanc. Les travaux sont presque terminés, c’est le personnel local existant qui sera en charge du guichet. La mairie de Chamonix a déjà pris les devants en organisant une première journée de formation des employés municipaux.


Par Bruno MAGNIEN

Dauphiné Libéré du 2 juin 2013

Deux sites tournés vers la nature

Aux Grands-Montets, le jardin des neiges, balisé tout spécialement et encore méconnu, sera le seul endroit où les enfants pourront jouer dans la neige en plein été.

Pour la troisième année, la rimaye du glacier d’Argentière sera bâchée afin d’éviter une fonte trop importante pendant l’hiver.

Les travaux de la nouvelle télécabine (remplaçant le télésiège de Plan Joran) vont démarrer cet automne.

Sur le site de la Flégère, un jardin alpin verra le jour dès la fonte des neiges, lequel aura pour objectif de mettre en valeur, grâce à une signalétique, la flore présente sur le site.

Outre la clientèle asiatique très friande de ce type, cette activité supplémentaire, réalisée de concert avec le directeur de la Réserve naturelle des Aiguilles Rouges, a de nombreux adeptes.


Par J.B.

Dauphiné Libéré du 18 mai 2013

Patrimoine et culture Le réseau Empreintes, à Servoz

Le réseau Empreintes, ce sont 39 structures, 110 sites permanents et près de 500 000 visiteurs par an qui ont pris part aux multiples animations mises en place autour de la découverte du patrimoine naturel et culturel de la Haute-Savoie.

Sous la présidence de Nicolas Evrard depuis deux ans, en choisissant de tenir son assemblée générale à Servoz, le réseau Empreintes souligne le rôle de la vallée de Chamonix qui porte une histoire forte d’éducation à l’environnement et au patrimoine, marquée par la figure de l’abbé Jean Eyheralde. Une vallée ouverte au monde grâce au romantisme anglais et au naturalisme genevois, dont l’histoire touristique est en plein renouvellement avec, entre autres, le projet « vallée écotouristique exemplaire » et son « musée à ciel ouvert » en cours de développement.

Au cours de l’AG, un premier bilan plus que positif a été dressé de la nouvelle phase du projet associatif du réseau ; lequel associe des lieux d’interprétation portés par des associations ou des collectivités locales et des structures départementales telles que : CAUE, SEA, ASTERS, FRAPNA, CDDP, ONF, etc. Tous à l’unisson pour améliorer l’offre d’éducation à l’environnement et au patrimoine.

À noter plus particulièrement les différentes actions du réseau Empreintes comme la professionnalisation des structures, l’innovation pédagogique, l’accès social et l’accès handicap, la communication ainsi que le tourisme de découverte via sa mission « Vertigo » dont nous avons vu des développements locaux l’été dernier, notamment à travers des animations grand public portées par le Musée Montagnard des Houches et la Maison de l’Alpage à Servoz. Mais dans la Vallée de Chamonix, nous pouvons également retrouver d’autres membres du réseau Empreintes comme la réserve naturelle des Aiguilles Rouges et à proximité, le Centre de la Nature Montagnarde à Sallanches, le Jardin des Cimes au Plateau-d’Assy ou les Réserves naturelles de Passy et des Contamines-Montjoie.

Le réseau Empreintes se base pour développer ces actions sur un partenariat étroit avec le Conseil Général et sa politique des espaces naturels notamment sur le volet « sensibilisation ».

Dauphiné Libéré du 8 mai 2013

Un été chargé pour l’association de la Réserve naturelle

L’association des Réserves naturelles des Aiguilles Rouges a publié son planning des sorties de l’été.

  • Le 10 juillet, ce sera les lieux-dits, vestiges, un itinéraire sur le massif des Posettes. La sortie sera guidée par Jacky Ravanel, de l’association. Le 24 juillet, les randonneurs iront à la découverte des lacs d’altitude avec Estelle Blesbois, animatrice nature. Le 30 juillet, sortie géologique dans le secteur du col de Balme et des Posettes, avec Serge Drouet, géologue.
  • Le 6 août, découverte du massif des Aravis avec Robert Moutard, professeur agrégé de géographie. Le 13 août, Henri Rougier, professeur de géographie à Lyon 3, fera découvrir le patrimoine naturel et culturel en Val d’Hérens (Suisse). Enfin le 20 août, une sortie botanique aux Lacs Noirs sera animée par Denis Jordan, botaniste.

Et aussi des conférences

  • Le 4 juillet à Argentière (salle communale) : “Les hauts sommets de la cordillère des Andes (Argentine-Chili)” par Jean-Noël Salomon, professeur émérite de géographie à l’Université de Bordeaux.
  • Le 11 juillet aux Houches (salle Olca) : “Entre le Mont-Blanc et le Cervin, un océan de différences”, avec Michel Marthaler, professeur émérite de géologie à Lausanne.
  • Le 18 juillet à Servoz (salle du presbytère) : “Les arbres remarquables du département de l’Ain” par Frédéric Thouny, directeur du patrimoine des Pays de l’Ain.
  • Le 25 juillet aux Houches (idem) : “Le Géopark du Chablais, un territoire à découvrir” par Anne Guyomard, coordinatrice du Géopark.
  • Le 1 er août à Argentière (idem) : “Le retour de la loutre dans la vallée de Chamonix” par François Panchaud, animateur d’Asters.
  • Le 7 août à Argentière (idem) : “Aménagement du territoire et paysages en Suisse” par Henri Rougier, professeur de géographie à Lyon 3.
  • Le 22 août à Vallorcine (La Ruche) : “Les dinosaures ont-ils laissé des traces en Valais ?” par Lionel Cavin, conservateur du département de géologie et paléontologie au Muséum d’histoire naturelle de Genève.
  • Le 29 août à Argentière (idem) : “La prise en compte du risque neige/avalanche” par Robert Bolognesi, directeur de Météorisk (Suisse).

Les conférences ont lieu à 17 heures. Infos : chalet du col des Montets (04 50 54 02 24).