Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

5 septembre 2014 - 40 ème anniversaire de la Réserve Naturelle Nationale des Aiguilles Rouges

Article paru dans sur le site de Pro Mont-Blanc

Réserve des Aiguilles rouges : 40 ans

Un refuge pour la faune et la Flore.

On y rencontre des espèces animales et végétales typiques de la montagne : bouquetins, chamois, lagopèdes alpins, aigles royaux, rhododendrons, callunes, etc.

Plusieurs lacs sont situés dans son périmètre englobant 3 279 ha : le lac Blanc, les lacs Noirs, le lac Cornu, le lac du Brévent.

Les officiels : Jean-Jack Queyranne, Président de la région Rhône-Alpes et le maire de Chamonix Eric Fournier en tête, ainsi que la soixantaine de personnes présentes au lac Blanc le vendredi 5 septembre ont célébré avec Dominique Gubler le président des Associations des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouge (ARNAR) le quarantième anniversaire de la réserve.

La voici en pleine force de l’âge : « Elle a été créée en 1974, c’était la première de Haute-Savoie et au début, personne n’y était favorable à Chamonix ››, rappelait le maire, Eric Fournier.

Sous l’impulsion de Jean Eyheralde, curé d’Argentière, naturaliste passionné, et d’Yvonne Gubler, géologue, celle-ci devait au départ préserver le col des Montets, qui devenait un dépotoir.

Depuis elle satisfait tout le monde, à commencer par les Chamoniards. Le curé Eyheralde avait dit : « Cette réserve, on l’aura réussie quand elle aura disparu » , poursuivait le maire de Chamonix. Et c’est un fait qu’aujourd’hui, plus personne n’y pense, tant elle est évidente pour tout le monde.

Gérée par ASTERS, Conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie, par délégation du ministère en charge de l’environnement, cette réserve nationale est dotée d’un Comité consultatif dans lequel Mountain Wilderness est représentée .

Ce dispositif de protection du « Balcon Sud du mont Blanc » a été complété en 1991 et 1992 par la création de deux autres réserves naturelles, la Réserve naturelle nationale de Carlaveyron, située au fond des gorges de la Diosaz, et la Réserve naturelle nationale du vallon de Bérard. Lorsque l’on voit l’ampleur des travaux réalisés au fil des ans sur les domaines skiables qui bordent ces réserves, on ne peut qu’être convaincu du bien fondé de ces protections !


Par Bernard Marclay


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5 septembre 2014 - 40 ème Anniversaire de la fondation de la RNNAR

Allocution de D.Gubler Président de l’ARNAR


Monsieur le Président du Conseil régional, Monsieur le Sous- préfet, Messieurs les Présidents, Messieurs les Maires, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames, Messieurs, mes chers collègues.

En ce jour où nous inaugurons la pico-centrale du Lac Blanc et où nous célébrons le 40ème anniversaire de la création de la Réserve Naturelle Nationale des Aiguilles Rouges, la première de Haute Savoie, permettez moi de rendre hommage aux trois personnes sans lesquelles nous ne serions pas là aujourd’hui.

Jean Eyheralde, Curé d’Argentière, Daniel Arquillière, responsable de l’ONF à Chamonix et Yves Pungier, Secrétaire général de la mairie de Chamonix.

En effet les deux premiers ont rassemblé leurs efforts et réuni leurs compétences pour convaincre les Maires de Chamonix et de Vallorcine (Maurice Herzog et Maurice Canat) de créer cette réserve ; le troisième a mis en musique (administrative) les souhaits des deux premiers.

C’est par arrêtés municipaux, en avril 1971 pour Chamonix, en novembre de la même année pour Vallorcine, que sont créées les réserves municipales du Col des Montets qui deviennent la réserve intercommunale du col des Montets. Le col des Montets n’est-il pas un lieu emblématique, la porte d’entrée Nord de la Vallée de Chamonix d’où l’on a une vue exceptionnelle sur l’Aiguille verte et les Drus ?!

Les lieux protégés ne sont que des propriétés communales : de la combe de l’Encrena à la tête du Chenavier et à Tré-les champs. A cela s’ajoute la réserve de chasse, soit l’envers des Aiguilles Rouges et du Brévent jusqu’au limites des communes voisines.

Jean Eyheralde, naturaliste et botaniste averti, avait créé un jardin alpestre, au Creux de la Varde , c’est à dire au sommet du télésiège de la FIS, à Argentière. Il y accueillait des scientifiques et des étudiants. Il y avait mis en place des petits panneaux pour indiquer le nom des plantes et arbres rencontrés. L’accident mortel du 26 juin 1970 sur le télésiège de la FIS met un coup d’arrêt au développement du jardin alpestre.

Il faut trouver un autre lieu pour continuer à chercher, à apprendre.

Daniel Arquillière, choqué de voir le col des Montets transformé en dépotoir, de voir la flore vandalisée et les rhododendrons faire l’objet d’une razzia tous les mois de juin, suggère de mettre le col des Montets en Réserve protégée. Des cars venaient de Genève pour faire la cueillette des Rhodos.

C’est Yves Pungier qui a réuni les différents intervenants concernés, l’administration préfectorale, les chasseurs, les guides etc. pour rédiger les arrêtés municipaux.

Les oppositions ont été très nombreuses et certaines perdurent quarante trois ans après.

Entre la création de cette réserve communale et la création de la réserve nationale naturelle des AR, il se passera trois ans qui seront nécessaire à Gilbert Amigues , avec l’aide d’Yves Pungier, pour faire prendre un arrêté ministériel de classement en RNN. Cet arrêté ne sera pas parfait puisqu’il a été annulé plus tard pour être reformulé en 2010. Il ne faut pas oublier que ni le Ministère de l’environnement ni le conseil national de protection de la nature n’étaient favorables à ce classement

Cette Réserve avait elle un intérêt scientifique ? Beaucoup de personnes très compétentes en doutaient.

La philosophie du rôle de cette réserve n’était pas du tout la même pour ces deux innovateurs : un sanctuaire pour Daniel Arquillière, un lieu ouvert à tous pour enseigner, faire connaître la nature aux hommes et ainsi mieux la protéger, pour Jean Eyheralde.

C’est en 1972 que notre association a vu le jour pour permettre l’embauche du premier garde de cette réserve et faire la « police » au col des Montets. Je salue ici Monsieur Jacky Ravanel qui a assuré ici puis ailleurs cette mission et qui est toujours parmi nous pour nous apporter toute sa compétence de naturaliste et sa connaissance extrêmement approfondie de la réserve. Je le remercie de participer à la formation des étudiants stagiaires que nous accueillons tous les étés.

Dès 1972, Jean Eyheralde a su s’entourer d’une équipe pluridisciplinaire et internationale de scientifiques de haut niveau dont en particulier Yvonne Gubler que je ne peux manquer de citer puisqu’elle a été l’organisatrice du Conseil scientifique de la réserve devenu par la suite Comité scientifique des RN de Haute-Savoie dont elle a assuré la présidence pendant de nombreuses années.

Assez récemment notre Association a renoué avec cette tradition.

Le but était et demeure d’apporter la meilleure médiation scientifique à tous les publics : scolaires étudiants, habitants permanents, scientifiques, guides et accompagnateurs de moyenne montagne, randonneurs et touristes de toute nature.

L’idée qui perdure est d’éveiller la curiosité des visiteurs par le dialogue et l’échange. Des travaux pratiques dans la nature en quelque sorte.

D’où la nécessité de recevoir des étudiants stagiaires formés par nos soins pour expliquer la nature et ses merveilles.

Nos visiteurs repartiront avec une meilleure approche de la protection de l’environnement et nous espérons qu’ils en tireront des comportements plus écologiques une fois rentré chez eux.

La création du chalet-laboratoire du col des Montets, en 1976, grâce toujours à Maurice Herzog, aidé par le Conseil général, a permis de mettre en place des instruments de la connaissance.

Il a servi de modèle à d’autres chalets d’accueil de réserves comme celui du Mont Avic en Italie et comme celui de la Réserve du Lac de Remoray dans le Doubs.

Il a vieilli !!

Si sa muséographie date elle n’en intéresse pas moins le visiteur.

Elle oblige au contact humain, à l’échange ce que ne donneront jamais tablettes, vidéos, et autres i -pads.

Répondre et savoir répondre, avouer que l’on ne sait pas restent une priorité que nous ont inculqué Jean Eyheralde et Yvonne Gubler

En conclusion je voudrais remercier tous ceux qui nous soutiennent et adhèrent à notre action : les maires de Chamonix, Eric Fournier et de Vallorcine, Jérémy Vallas, ainsi que mes collègues de notre Conseil d’Administration.

Il nous faut rester confiant dans l’avenir qui reste dans l’immédiat la rénovation du chalet du col et de son sentier de découverte.

Je vous remercie.


Dominique Gubler

Article paru dans sur le site de MountainWilderness

The Aiguille Rouge Natural reserve is 40 years old

The Aiguilles Rouges National Nature Reserve is located in the Aiguilles Rouges mountain range, Haute-Savoie, in southeastern France.

In the reserve, one can find typical mountainous plant and animal species, such as Alpine Ibex, Chamois, Rock Ptarmigan, Golden Eagle, Rhododendron, and heather. Multiple lakes are located within the nature reserve, including Lac Blanc, Lac Noir, Lac Cornu, and Lac du Brévent.

ean-Jack Queyranne, Rhône-Alpes region Presiden, Chamonix Mayor, Eric Fournier and all the people present on Friday, September 5, at the “Lac Blanc” celebrated with Dominique Gubler, Aiguilles Rouges Nature Reserves Association President, the 40th anniversary of the reserve.

Eric Fournier, mayor of Chamonix highlighted that when the reserve was created in 1974, nobody was in its favour.

Under the leadership of Jean Eyheralde, pastor of Argentiere, a passionate naturalist, and Yvonne Gubler, geologist, it was originally intended to preserve the Col des Montets, which had become: a real dump.

Since then it it has become a little paradise and a very popular site even with the Chamonix valley inhabitants.

Managed by ASTERS, the Conservatory of Natural Areas of Haute-Savoie, this national reserve has an Advisory Committee in which Mountain Wilderness is represented.

It was the keystone to build the comprehensive nature preservation domain of the “South balcony of Mont Blanc” that we can enjoy today. The whole protection project was completed in 1991 and 1992 with the creation of two other natural reserves, the Carlaveyron National Nature Reserve, located at the bottom of the Diosaz canyon and the Bérard valley National Nature Reserve, whose landscaping are significantly contrasting with the famous ski areas of “La Flégère” and “Brévent” which which they surround.


Par B M


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Détours en France - Juin 2014

Les Aiguilles Rouges

Le Mont Blanc pour témoin

Au départ de Chamonix, une belle randonnée en famille d’une journée gravit les pentes du massif des Aiguilles Rouges jusqu’à l’aiguillette des Houches. Sous l’oeil du mont Blanc, on y découvre une réserve naturelle, des sommets à foison, mais aussi des chamois et des bouquetins, des lacs et des alpages. Et au bout du chemin, un pique-nique face à un panorama à 360°.


Dominique Roger, Rédacteur en chef de Détours en France & Emmanuelle Saporta, Rédactrice en chef pôle "Art de Vivre"



L'information municipale de Chamonix Mont-Blanc - Juillet 2013

Le presbytère d’Argentière devient la Maison de Village :
Mairie, agence postale et pôle environnement

La cure d’Argentière située juste à côté de l’église, va bientôt connaître une nouvelle destination.

Après d’importants travaux de rénovation, le presbytère d’Argentière, dont la structure et le volume ont été intégralement conservés et le mur d’enceinte restauré devient la Maison de village.

Le lieu va à la fois accueillir au rez-de-chaussée, les services de la mairie, qui quitte son emplacement actuel proche de l’office de tourisme, et un Point postal, service de proximité indispensable à la population permanente et aux touristes.

La dernière demeure chamoniarde de Jean Eyheralde, l’un des fondateurs de la Réserve Naturelle des Aiguilles Rouges, va devenir par ailleurs un pôle environnement d’importance au coeur de la vallée.

La volonté des élus est de faire de cette maison un espace vivant largement ouvert à tous les publics, et animé par les différentes associations locales investies dans l’environnement et les thématiques scientifiques.

Ces dernières assureront des permanences et proposeront des animations régulières sur la glaciologie, la faune et la flore, les cristaux…

La maison de village hébergera au rez-de-chaussée, le bureau de l’animateur nature de la Communauté de communes de la Vallée de Chamonix, qui partagera l’espace, selon les périodes de l’année avec un stagiaire de l’ARNAR, l’Association de la Réserve Naturelle des Aiguilles Rouges.

Au 1er étage, la maison offre une vaste salle équipée de chaises et de tables, d’un écran et d’un vidéoprojecteur, qui peut à la fois accueillir des mariages, des réunions, des projections, des animations…

Le lieu permet par ailleurs la mise en place dans l’ensemble de la maison, d’expositions thématiques, principalement liées à l’environnement.

Le 2e étage abritera à la fois une antenne d’ASTERS, Conservatoire d’espaces naturels, gestionnaire délégué des Réserves naturelles nationales de Haute-Savoie et un espace convivial, constitué de fauteuils et de tables basses où il sera possible de regarder un film, de consulter un livre ou une revue mis à disposition par l’Arnar et le Club de minéralogie.

Ce dernier présentera par ailleurs une vitrine murale avec les cristaux découverts dans l’année.

La maison d’Argentière hébergera également le Point info de la Convention Alpine, traité international rassemblant les 8 pays européens traversés par les Alpes.

Une manière d’expliquer le lien entre un traité international et une stratégie locale de préservation des ressources comme la Stratégie d’avenir pour le Massif du Mont Blanc.


Extrait des pages 10 & 11 de l'information municipale.


Accéder au site de la mairie de Chamonix Mont-blanc.

Bulletin paroissial d'Argentière - septembre 2012

En hommage au père Jean Eyheralde

L’Association des Réserves naturelles des Aiguilles Rouges, vient de fêter ses 40 ans.

Elle l’a fait lors de son assemblée générale au Majestic à Chamonix, sous la houlette de son président, Dominique Gubler, et en présence de M. Éric Fournier, maire de Chamonix. Une belle longévité assurément, une riche période d’activités et d’expériences au service de la protection de la nature alpine.

Une aventure humaine également : une réserve naturelle n’est pas un sanctuaire, mais un espace de nature ordinaire qui se visite, un lieu de rencontre entre l’homme et le milieu vivant ; il y a lieu de connaître, chercher, montrer, expliquer : la « beauté des choses » et la beauté des paysages, la connaissance sont source de plaisir sans cesse renouvelé.

Voulue par J. Eyheralde et ses amis fondateurs, l’association est créée en juin 1972, pour permettre à tous de participer, de partager : scientifiques, étudiants, visiteurs, assidus ou simples passants, naturalistes en herbe, tous sont amenés à cohabiter, passer un agréable moment ensemble. La convivialité est de rigueur. L’idée est novatrice, nous vivons alors une époque pionnière. Il faut rappeler la tâche immense effectuée par J. Eyheralde et l’équipe de la première heure : l’aménagement du chalet du col des Montets, la mise en place du sentier de découverte, l’aide apportée aux universitaires dans leurs travaux de terrain.

En 1973, le Comité scientifique de la réserve est créé afin d’épauler l’association des Amis, d’initier et de valider les recherches, alors que l’Office de gestion est en charge du fonctionnement et de projets d’infrastructure. L’aventure commence et rapidement, malgré les difficultés, le succès sera au rendez-vous et la réserve des Aiguilles Rouges se forgera une solide réputation.

Conférences et sorties se succèdent, les stages au chalet du col des Montets reçoivent toujours autant d’étudiants, venus de nombreuses écoles en France, qui ont eux-mêmes plaisir à découvrir la vallée de Chamonix.

L’association anime également le petit local au sommet du Brévent, admirable belvédère face au Mont-Blanc et au glacier des Bossons, et est en charge de l’animation pour les réserves de Carlaveyron et du Vallon de Bérard.

Depuis quelques années, le Conseil scientifique des réserves naturelles des Aiguilles Rouges, présidé par H. Rougier, est très actif aux côtés de l’association.

Dès le départ, du matériel performant a été mis à la disposition des animateurs et des visiteurs : entrer dans une autre dimension, découvrir que l’ordinaire peut devenir extraordinaire, formule maintes fois répétée, mais si pertinente.

Aujourd’hui, les bouquetins nous rendent visite au chalet du col des Montets, ce sont eux qui nous ont apprivoisés, les fleurs, les glaciers et les roches sont l’objet de notre regard et de toute notre attention…

Voilà pour la pédagogie, l’association se projette dans l’avenir : très prochainement, le sentier de découverte sera modernisé et le chalet d’accueil rénové, afin de répondre aux attentes d’un public au regard neuf. Un parcours remodelé sera proposé aux personnes à mobilité réduite. Rappelons que l’association dispose d’une joëlette, disponible au chalet du col des Montets.

La tâche est rude, l’Association est ambitieuse et relever le défi lui tient à coeur, sans oublier bien sûr, la dimension humaine du projet qui lui confère toute sa valeur.

Par Jacky Ravanel

Le Messager édition Faucigny du 26 juillet 2012

L'association des Réserves des Aiguilles Rouges a fêté ses 40 ans.

C'est en deux temps que les 40 ans de l'association des réserves naturelles des Aiguilles Rouges ont été fêtés vendredi 20 juillet. Tout d'abord, toute la journée, le chalet de la réserve au col des Montets a accueilli de nombreuses activités ludiques dans et autour du site : construction de nichoirs, quiz avec lots à gagner, concours photo, jeu de pistes et d'adresse. Les animateurs ont donné de multiples informations sur la vie des bêtes et des plantes. Et une vente de gateaux au profil de l'association a permis à un public essentiellement familial de goûter après toutes ses activités.

Le soir, un volet plus officiel avait lieu avec l'assemblée générale au Majestic. Dominique Gubler le président rappelait la génèse de l'association (lire ci-dessous) et aussi le futur: la rénovation du chalet de la réserve pour un coût estimé de 3,5 millions d'euros. Ce dernier construit en 1976, accueille pas moins de 50 000 personnes par an (dont 40 étuduants en stages et 80 en écoles). Les appels d'offres ont été lancés. Les recherches de financement sont en cours. Outre la réfection du chalet, une nouvelle muséographie est envisagée. Les bénévoles de l'association ont d'ailleurs commencé à y travailler ces jours-ci. Un sentier extérieur devrait être aménagé ainsi que des parkings.

On espère que ce sera fait pour la saison 2014, mais pour l'instant le financement n'est pas acquis", note Dominique Gubler. Il a également lancé une idée, à creuser dans les années qui viennent : "regrouper Passy, Sixt, les Aiguilles Rouges et les Suisses sous une même entité juridique à trouver." Pourquoi pas un parc régional?

La genèse de l'association

L'inventeur de la réserve est Daniel Arquillière, de l'Office national de la forêt de Chamonix qui devant l'état désastreux du col des Montets veut faire protéger le site. En juin 1970, le télésiège de la Fis à Argentière est fermé après un accident mortel, on ne peut plus se rendre au jardin botanique du curé d'Argentière. Daniel Arquillière propose au père Eyheralde de s'installer au col des Montets. Dominique Gubler convainc Maurice Herzog alors maire de Chamonix de classer le site.

La réserve communale du col des Montets est crée le 9 juillet 1971. En novembre, Vallorcine fait de même et le col devient Réserve inter-communale du col des Montets.

Pour gérer et protéger la réserve, une association est créée en juin 1972. Ce n'est qu'en 1974 que sera créée la Réserve nationale des AR, misant sur l'ouverture au public, l'accueil, la formation à l'environnement. Un coseil scientifique est crée avec à sa tête la géologue Yvonne Gubler.

Par A.C.