Association des Réserves Naturelles des Aiguilles Rouges

Dauphiné Libéré du 30 janvier 2018

Une nouvelle scénographie va voir le jour au chalet du col des Montets

Le chantier était attendu. Par les visiteurs comme par les associations utilisant les lieux, telles que l’Arnar (Association des réserves naturelles des Aiguilles rouges). Le chalet du col des Montets va voir remise au goût du jour la scénographie de son espace d’exposition. Ce bâtiment, dont la création remonte à 1976, appartient à la commune de Chamonix. Cette dernière le met à disposition de la communauté de communes, pour sa compétence d’éducation à l’espace environnemental et de gestion de l’environnement, et de l’Arnar, pour ses missions d’animation.

Un site d’actualité

Face à des besoins en évolution et à une dégradation de l’intérieur des locaux, une restructuration intérieure s’est avérée, ces dernières années, nécessaire. Notamment concernant les outils d’informations utilisés dans la salle du bas, parmi lesquels on trouve des maquettes, expositions, mallettes et livrets… ayant bien vécu. « Nous avons besoin de faire évoluer ce site toujours d’actualité », considère Jean-Marc Bonino, à la Direction du développement durable du territoire, qui trouve nécessaire de proposer au public « un large dispositif d’interaction avec la nature » sur le territoire.

217 000 euros seront mobilisés dans le cadre de ce projet de “mise à jour”. Des investissements qui devraient être réalisés avant fin mai 2019, pour la saison estivale. Plusieurs partenaires ont été approchés, tels qu’Asters, Créa Mont-Blanc et l’Arnar, pour « voir les attentes de chacun, produire une nouvelle muséographie et réfléchir sur des thématiques ».

Chaque année, pendant l’ouverture estivale, 50 000 à 60 000 visiteurs franchissent les portes du chalet. Un public essentiellement familial auquel devront s’adresser les nouveaux outils. Le site « mérite un investissement pour être plus attractif », estime Jean-Marc Bonino, décrivant un « lieu de passage remarquable ».

Des financements européens

Le chantier s’inscrit dans le cadre du projet “Parcours d’interprétation du patrimoine naturel et culturel” qui vise, à l’échelle de l’Espace Mont-Blanc, à “mettre en réseau les lieux et les acteurs de l’interprétation du patrimoine naturel” et à les valoriser. Dans la vallée, feraient partie du réseau la Maison du lieutenant, les musées ou encore le Montenvers, à travers son centre d’interprétation des glaciers et du climat. Autant de sites à “mettre en lumière”, avec l’appui de financements européens (lire L’Info en +) : les plus de 360 000 euros engagés, au total, par la Vallée de Chamonix sur le projet, chalet des Montets inclus, sont subventionnés à hauteur de 85%.

Si cette démarche n’est pas née de la dernière pluie et qu’elle ne découle pas, rappelle Jean-Marc Bonino, de la candidature du massif du Mont-Blanc au patrimoine mondial de l’Unesco, impossible de ne pas y voir un lien : « Ces actions doivent venir en appui de la candidature », considère-t-il.

Info en plus

Un projet européen Le projet “Parcours d’interprétation du patrimoine naturel et culturel” a été déposé auprès des instances du programme Alcotra ce début d’année. Il fait partie des quatre projets constituant le Plan intégré territorial (Piter) “Parcours, un patrimoine, une identité, des parcours partagés”. Ce Piter est piloté par le conseil départemental en tant que coordinateur unique, en partenariat avec la région autonome de la Vallée d’Aoste, les collectivités territoriales françaises et valdôtaines et le canton suisse du Valais. L’objectif de ce programme est de “donner une réponse innovante et lisible à l’exigence de réappropriation du territoire et de valorisation du patrimoine naturel et culturel à l’échelle du périmètre de l’Espace Mont-Blanc élargi”.


Par Rémi MILLERET

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